Le Sénégal a réaffirmé ses ambitions en matière de souveraineté numérique et d’innovation responsable à l’ouverture du Salon International des Algorithmes, des Sciences, des Technologies et de l’Innovation du Sénégal (SALTIS), inauguré ce mardi à Dakar sous la présidence de Boubacar Roger Thiam, Directeur de la Promotion de l’Économie numérique et du Partenariat. L’événement, qui attend près de 5 000 participants et réunit 50 experts internationaux, s’impose désormais comme une plateforme stratégique au service de la transformation digitale du pays et de l’Afrique.
La coordinatrice générale du SALTIS 2025, Wedji Kane, a rappelé le rôle central du Sénégal dans l’évolution de l’intelligence artificielle sur le continent. Ouvrant le colloque au Musée des Civilisations noires, elle a souligné que « chaque époque a produit ses savoirs, ses outils » et que la génération actuelle doit « répondre au défi de l’intelligence artificielle ». Pour elle, la mission du SALTIS reste claire : « rassembler, comprendre, expliquer, former et construire ensemble ».
En trois années, le SALTIS s’est hissé au rang de rendez-vous majeur de l’intelligence artificielle en Afrique francophone, fédérant institutions, chercheurs, startups et investisseurs. Selon Wedji Kane, cet écosystème repose sur une « alliance entre générations » où la jeunesse innovante travaille aux côtés de ses aînés pour bâtir une vision technologique cohérente et durable. Les résultats sont visibles « émergence de solutions locales via le PAS Challenge, ouverture des administrations à l’expérimentation, et mobilisation de la diaspora et de partenaires internationaux issus de 28 pays. »
